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Vissarion CHEBALINE
1902-1963

Pour regarder la vidéo consacrée à Vissarion Chébaline par les Editions Le Chant du Monde, veuillez suivre le lien.

Pour voir et écouter la Sonate pour violon et alto opus 35 de Vissarion Chébaline, veuillez suivre le lien.

Vissarion Chebaline nait à Omsk, dans la région d’Akmolinsk, le 29 mai 1902 (11 juin selon le calendrier grégorien).  En 1919, après avoir terminé ses études au collège, Chebaline est admis à l’Académie d’agriculture. Il devra mettre un terme à ses études pour cause de maladie. Lors de son service militaire dans la coopération, il devient bibliothécaire de l’Opéra d’Etat de Sibérie. C’est à cette époque qu’il décide de composer. En 1921, il entame des études au collège musical d’Omsk avec Mikhaïl Névitov. Au Conservatoire de Moscou, il suit les cours de Miaskovsky de 1923 à 1928, où il acquiert des connaissances encyclopédiques.  La Symphonie N°1 de Chebaline est jouée pour la première fois le 13 novembre 1926, dans la grande salle de la Philharmonie de Leningrad. L’orchestre est dirigé par Constantin Saradjev. Le jeune compositeur connaît là son premier grand succès professionnel. En 1928, fraîchement diplômé du Conservatoire, Chebaline décide de poursuivre un doctorat. Il commence également sa carrière de pédagogue au Conservatoire de Moscou.  Vers la fin des années 1920, le compositeur élargit son « domaine musical » en composant de la musique pour le théâtre et le cinéma. Chebaline collabore avec des metteurs en scènes soviétiques célèbres, notamment avec les fondateurs des théâtres « d’auteur » Alexandre Tairov et Vsevolod Meyerhold. Chebaline écrira la musique de huit pièces de Meyerhold. Le nom de Meyerhold est lié aux premiers succès théâtraux de Chebaline, mais les attaques contre le célèbre metteur en scène sont par la même occasion dirigées contre les artistes qui travaillent avec lui.  Dans les années 1930, Chebaline connaît également le succès hors de frontières soviétiques, notamment grâce à sa Symphonie N°2, qui est jouée à Prague, lors du festival musical de la Société internationale de la musique moderne (orchestre dirigé par O. Jeremiach).  A cette époque, la restauration, la reconstitution des œuvres classiques russes inachevées est l’une de ses nombreuses activités. Il achève l’opéra de Moussorgski La Foire de Sorotchintsy, mais surtout, il reconstitue la Symphonie sur deux thèmes russes de Mikhaïl Glinka, en s’aidant des notes du compositeur et des extraits musicaux existants (introduction et exposition).  Le 21 juin 1941, Chebaline préside la commission aux examens d’Etat des compositeurs à Minsk (Biélorussie). Le jour même, il se voit décerner le titre de docteur en critique d’art. Le lendemain, c’est la guerre. Au troisième jour de guerre, risquant sa vie, Chebaline s’introduit au Conservatoire pour achever les formalités administratives sans lesquelles ces récents diplômes ne peuvent être validés. Chargé de son seul cartable (toutes ses effets ont été détruits dans le bombardement de son hôtel), les voies de chemin de fer étant bloquées, il franchit les lignes ennemies et échappe à l’encerclement, seul et par ses propres moyens. Ainsi, après la guerre et grâce à lui, les diplômés de 1941 pourront recevoir leurs certificats.  En juillet 1941, le compositeur s’engage dans les milices populaires. Il reste à Moscou jusqu’en octobre 1941 puis, sur décision du Gouvernement, est évacué à Sverdlovsk (Ekaterinbourg) où il reste près d’un an. En automne 1942, Chebaline est nommé à la fois directeur du Conservatoire de Moscou et de l’Ecole musicale centrale. Les six années de son directorat seront considérées comme l’âge d’or pour ces deux institutions. Il fait des choses  apparemment impossibles : au cours des années de privations dues à la guerre, non seulement il engage ou fait revenir d’évacuation les meilleurs pédagogues, mais il améliore également le cursus et surtout l’atmosphère au sein du conservatoire. A l’Ecole musicale centrale, il choisit un groupe de petits prodiges pour faire de la composition, dont Nikolaï Karetnikov, Sergueï Slonimski, Alexandra Pakhmoutova, etc. Au Conservatoire, Chebaline donne un nouvel essor à la musicologie, en soutenant les activités du bureau de recherches et en étant à l’origine de séminaires consacrés à l’étude des sources et des textes.  Toutes les réformes préconisées ne sont cependant pas mises en œuvre. Notamment celle consistant à engager des pédagogues italiens pour le département chant du Conservatoire. La note qu’il écrit à son retour d’Italie pour la prôner parvient en effet aux apparatchiks de la culture en la triste année 1948. Son comportement en cette terrible circonstance est digne du courage d’un soldat sur le champ de bataille. Le décret du comité central du Parti Communiste de l’Union Soviétique accuse les grands compositeurs soviétiques de formalisme, de vénération de l’Occident, de déviation dans la formation de jeunes compositeurs. Chebaline en tant que directeur du Conservatoire, Chostakovitch (qui enseigne à la demande de Chebaline) et Prokofiev sont parmi les premiers à en subir le choc. Chebaline défend ses étudiants et ses collègues. Il tente d’atténuer la brutalité des coups portés par l’idéologique soviétique. Il paiera ces dramatiques péripéties par une attaque cérébrale (à l’âge de 51 ans), des œuvres non écrites, des pensées non formulées, et une vie trop courte, beaucoup trop courte. En automne de la même année, il est congédié du Conservatoire de Moscou où il ne reviendra qu’en 1951. En attendant, Ivan Petrov, le remarquable chef d’orchestre militaire, ami de Miaskovsky et de Chostakovitch, lui « donne asile » à l’Institut des  chefs d’orchestres militaires.  Le 14 septembre 1953, Chebaline est victime d’une attaque cérébrale. Paralysé du côté droit, il ne peut plus parler. Dans les périodes de rémission, le compositeur continue à travailler avec ses étudiants et écrit ses partitions de la main gauche. Au cours des dernières années de sa vie, il compose les Quatuors N°8 et N°9, la « Triade des Sonates » (Sonates – avec piano - pour violon, alto, violoncelle op. 51), des choeurs, de la musique pour le théâtre et le cinéma. A partir de l’opérette  La Mégère apprivoisée, Chebaline compose  un opéra comique du même titre. Accompagnée d’un piano, la première représentation a lieu en octobre 1955, par la troupe de l’Opéra soviétique de la Maison centrale des artistes, à Moscou. La première mise en scène théâtrale a lieu en 1957, à Kouïbychev (Samara). En 1961, Chebaline reprend sa Symphonie N°4 et un an plus tard, il achève la Symphonie N°5.  Le compositeur meurt à Moscou, le 29 mai 1963.


Liste des oeuvres disponibles du compositeur :

Partitions en vente :
  4 chœurs sur des textes de Pouchkine (REF:VO4954)
  Concertino pour cor d'harmonie et piano, opus 14 n°2 (REF:CO4715)
  Concertino pour violon et orchestre à cordes, opus 14 n°1 (REF:PO4466)
  Concerto pour violon, Op. 21 (REF:VP4685)
  L'oeuvre pour guitare
  Quatuors à cordes 1 à 4, vol. 1 (REF:PO4683)
  Quatuors à cordes 5, 7 & 8, vol. 2 (REF:PO4684)
  Sonate pour violon et alto (REF:VA4483)
  Sonate pour violoncelle et piano, Op. 51 n°3 (REF:VC4665)
  Symphonie n°2, opus 11 (REF:PO4686)
  Symphonie n°3, opus 17 (REF:PO4687)
  Symphonie n°4, opus 24 (REF:PO4688)
  Symphonie n°4, opus 24 - piano 4 mains (REF:PP4688)
  Trio, Op. 39 (REF:MC4714R)
  Trois sonatines (REF:PN4652)

 
 
     
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